Kianoush's arts and activities: Interview de Kianoush Ramezani, initiateur et commissaire de l'exposition « L’Exil » à la Maison des Journalistes (3 mai – 3 Octobre)

Saturday, June 4, 2011

Interview de Kianoush Ramezani, initiateur et commissaire de l'exposition « L’Exil » à la Maison des Journalistes (3 mai – 3 Octobre)


Comment vous est venu l’idée de cette exposition ?
Réaliser une exposition de dessins de presse était la meilleure chose que je puisse faire au regard de ma situation. J’ai donc suggéré le thème de l’exil à la Maison des Journalistes. J'ai ensuite contacté par mail des amis artistes, leur demandant de me dessiner et de m'envoyer leurs dessins sur le thème de l'exil. Après avoir reçu plus de 100 œuvres de 50 artistes, j’en ai finalement retenu 40.
Je fus confronté au problème du lieu de l’exposition. Les locaux de la Maison des Journalistes étant trop exigus, on me proposa d’exposer sur les façades de l’établissement. Cette idée m’a immédiatement séduite et de là j’ai commencé à concevoir le design et la maquette de l’exposition. Avec ce concept, la partie extérieure du bâtiment de la Maison des Journalistes devient une galerie d’exposition, ce qui attire le regard et les passants tout en animant la façade.
Par ailleurs, j’avais informé des organisations internationales de la tenue de l’exposition : Échange international de la liberté d'expression (IFEX), Federation of Cartoonists organizations (FECO), Cartoonists Rights Network (CRN International), Cartooning for Peace (Dessins pour la paix), Reporters sans frontières (RSF) ; ainsi que quelques agences de dessins et magazines.

Comment avez-vous trouvé les dessinateurs ?

Je suis en contact avec de nombreux dessinateurs internationaux depuis 2003, année où j’ai fondé la branche iranienne de FECO et où je suis devenu le président de la filiale iranienne du CRN international. J’ai assisté à des conférences internationales et j’ai maintenant des amis proches qui font partie des meilleurs dessinateurs du monde. Certains d’entre eux sont mes collègues au CRN et au FECO, d’autres font partie de mes artistes favoris qui dessinent pour la paix. Les connaissant avant, j’en ai choisi quelques uns pour l’exposition.

Quelle est la chose la plus importante pour les personnes en exil ?

J’ai connu de nombreux problèmes en Iran pendant des années. Finalement, j’ai du déménager en France et devenir un dessinateur exilé. En tant qu'artiste exilé et actif, j’ai besoin de stabilité et de sécurité pour continuer mes projets et mes dessins. C’est très important d’avoir un endroit avec du matériel pour travailler et dormir. Sinon, je ne pourrai rien faire en rapport avec mes activités. Je parle au nom des dessinateurs en exil, des journalistes aussi, mais je sais qu’il y a d’autres sortes d’exil, comme l’exil économique, même si je ne connais rien à leur sujet.

La Maison des journalistes et la Ville de Paris invitent à une exposition internationale de dessins de presse sur le thème de l’exil.
Du 3 mai - journée mondiale de la liberté de la presse - au 1er juillet, la Maison des journalistes expose des dessins de presse sur le thème de l’exil. Ce projet est soutenu par la Ville de Paris, qui défend des valeurs comme la liberté d’expression, les Droits de l’Homme, la Paix et la solidarité entre les peuples.
Cette exposition, dont le commissaire est Kianoush Ramezani, artiste dessinateur, iranien, refugié politique à Paris, ancien résident de la Maison des journalistes, rassemble des œuvres inédites.
Kianoush Ramezani a invité des dessinateurs du monde entier à lui envoyer des œuvres originales sur le thème de l’exil.
Parmi les 40 artistes sélectionnés, nombreux sont de renommée internationale. Certains vivent actuellement en exil, notamment trois iraniens – Mana Neyestani, Nikahang Kowsar et Kianoush Ramezani - et un artiste originaire du Tchad.
D’autres ne connaissent pas l’exil, tels Jaume Kapdevila (Espagne), Peter Broelman (plus d’une fois nommé « dessinateur de l’année » en Australie) ou Angel Boligan (Mexique), mais ont su en parler avec beaucoup de pertinence. Des dessinateurs français participent également à ce projet, tel Jean Plantu.

































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